« Les synodes sont défavorables aux mendiants parce que leurs privilèges y sont en danger »2. Cette parole courante dans les commentaires juridiques confère aux synodes un rôle important dans le conflit européen permanent entre les ordres mendiants et le clergé paroissial. Une étude pionnière de Sita Steckel (2015) sur le XIIIe siècle va dans le même sens. Les synodes servent ici de caisse de résonance performative pour les contre-attaques polémiques du clergé séculier. Il convient donc de les prendre au sérieux en tant que scénario de la querelle des mendiants et de les étudier également au-delà du XIIIe siècle. Les synodes pourraient ainsi offrir une approche précieuse des effets à long terme de la querelle des mendiants. Une telle étude globale manque encore. Elle devrait faire l’objet d’un projet de recherche plus ample. Le but de ma contribution se contente uniquement de définir le cadre possible d’une telle étude et de tracer quelques pistes dans le maquis des sources. L’attention sera surtout portée sur les modes d’escalade et de désescalade de la querelle des mendiants dans le cadre des synodes diocésains et provinciaux. Pour ce faire, il convient dans un premier temps de discuter la pertinence de la recherche synodale pour reconstruire les dérives concrètes de la querelle des mendiants, avant d’esquisser, dans un deuxième temps, la procédure de règlement synodal des conflits sur la base de quelques exemples de sources et, dans un troisième temps, de proposer un ordre plus ou moins systématique sur les différents points de discorde.
1 Synodalité et vie ecclésiale
La synodalité est considérée par la recherche historique, et en particulier par l’histoire de l’Église fondée sur la théologie, comme une caractéristique fondamentale de la vie de l’Église3. Les synodes étaient des espaces de communication permettant au bas clergé de participer à l’ordre ecclésiastique (Johanek, 2006). Hermann Josef Sieben (1988 : 205) y voit même un « moyen de rendre l’Église plus humaine ». En tout cas, le regard sur la synodalité ouvre une perspective de comparaison universelle européenne (Helmrath, 2002). Les synodes représentent une structure spatiale couvrant toute l’Europe. En effet, nous rencontrons des types d’assemblées particulièrement homogènes, avec des règles du jeu et un profil de tâches comparables, qui ont donné naissance à des types de sources similaires dans toute l’Europe latine. Le patrimoine le plus important est constitué par les statuts, souvent publiés en série et transmis de manière très dispersée.
La richesse des sources est séduisante et en même temps effrayante. Avoir de facilement accessible à première vue une masse à peine gérable de sources, souvent datées et localisées de manière très précise rend les médiévistes rapidement enthousiastes. (Johanek, 2006 : 32). Depuis l’époque baroque, il existe des éditions monumentales de statuts synodaux – Mansi (1759–1798) et Hartzheim (1759–1790) ne sont que les plus connus4. Mais déjà un bref regard sur les éditions critiques disponibles pour de nombreux synodes révèle la fiabilité limitée des anciens ouvrages imprimés (Johanek, 2006 : 33). Les statuts de Prague (éds. Polc et Hledíková, 2002), par exemple, sont bien documentés ; et c’est là qu’apparaît de manière exemplaire l’immense effort à fournir : Ivan Hlavácek (2006) compte plus de 90 manuscrits, la tradition est souvent extrêmement fragmentaire. Il est souvent difficile de savoir quels textes de statuts sont disponibles dans une édition critique et quels sont ceux qui doivent encore être traités d’après les grands ouvrages collectifs. Il faut toujours s’attendre à ce que les datations et les attributions soient déjà obsolètes. La recherche sur les synodes reste malgré tout un travail de pionnier.
Pourtant, la recherche sur les synodes a toujours connu des phases intensives, car elle offre de multiples points d’ancrage pour des questions traditionnelles et modernes – de la constitution de l’Église à l’histoire quotidienne. Théologie pastorale et curiosités de la vie paysanne s’y croisent souvent. En Allemagne, la recherche canonistique a longtemps été le principal moteur de l’étude des synodes particuliers, souvent considérés comme un lien entre la théorie et la pratique (Johanek, 2006 : 31). Les synodes provinciaux et diocésains fonctionnent dans cette perspective comme des membranes de diffusion du droit décrétal pontifical et des « miroirs de la réalité juridique » (Wiegand, 1998 : 65) qui devaient transformer le Ius commune au niveau intelligible pour le bas clergé – c’est surtout le fameux canon synodal du IVe concile de Latran qui a formulé cette exigence5. Cependant, la réflexion contemporaine sur l’intégration des statuts dans le Ius commune, notamment dans les traités du type « de statutis », est restée jusqu’à présent inaperçue. Les divergences synodales par rapport au droit décrétal ne doivent pas être comprises simplement comme des violations du droit, mais plutôt comme des moments où les lignes de compromis autoritaires du Ius commune n’étaient pas suffisamment consensuelles sur place. Il faudrait plutôt que nous utilisions l’horizon normatif du droit décrétal, assez clairement fixé pour la querelle des mendiants à partir du début du XIVe siècle, avant tout comme une feuille de contrôle pour la configuration concrète de la relation entre les mendiants et le clergé séculier à un moment donné, en faisant attention aux subtiles oscillations en faveur de l’une ou de l’autre partie. Cela relativise peut-être l’image des synodes tendanciellement hostiles aux mendiants.
Tandis que la recherche canonistique comprend généralement l’événement synodal à partir du centre, la recherche historique sur les synodes met plutôt l’accent sur les impulsions locales et définit fondamentalement la synodalité à partir de la périphérie. Dans cette perspective, les statuts synodaux réagissaient en premier lieu à des problèmes locaux concrets. Cette perspective possède une certaine plausibilité, puisque l’on constate que les prescriptions vestimentaires des clercs suivaient la mode, que le calendrier des fêtes imposé tenait compte des cultes locaux et que, comme de bien entendu, il est beaucoup plus souvent question des musulmans dans les statuts espagnols (voir Justo Fernández, 2002 : 215–222) qu’en Écosse par exemple (Watt, 2000).
Pour notre sujet, l’immense quantité des statuts suggérerait des méthodes sérielles : les statuts synodaux comme sismographe européen des régions et des époques où la querelle des mendiants a éclaté. Une telle carte de l’Europe serait un véritable outil d’analyse de la tectonique ecclésiologique. Aucun problème technique, mais la force de suggestion positiviste de telles analyses occulterait les grands problèmes méthodologiques : outre l’hétérogénéité des éditions, nous devons considérer qu’à certaines périodes, les synodes furent organisés par vagues successives pour de toutes autres raisons (par exemple dans le contexte des conciles généraux et du schisme) et qu’ils produisirent en passant des statuts relatifs aux problèmes de la querelle des mendiants (Leinweber, 2013 : 19). En général, la réduction aux statuts est problématique, car tous les synodes n’ont pas produit de statuts, loin de là (Johanek, 2006 : 38).
Les études sur la genèse des textes nous présentent en outre les statuts comme un genre de texte extrêmement conservateur (Unger, 2006 : 114). Les chemins de réception labyrinthiques mènent souvent à ce que, dans des cas concrets, les statuts puissent remonter à des circonstances passées depuis des décennies. Les reprises étaient la règle, et pas seulement en recourant à des statuts antérieurs du même diocèse ; on constate souvent des liens transversaux très surprenants, voire de véritables familles de statuts avec une influence horizontale par-delà les frontières métropolitaines (Kehrberger, 1938 : 28; Boiset, 1973 : 145). Il est même possible de retracer des liens à travers l’Europe, de la France à la Scandinavie en passant par la Hongrie (Avril, 1999 : 19). Parfois, on adoptait aussi des statuts dont le rapport avec la pratique locale était plutôt faible : dans le diocèse de Brixen, par exemple, plusieurs évêques du XVe siècle ont renforcé l’obligation d’accréditation des mendiants, bien qu’il n’y ait pas eu de véritables couvents de mendiants, seulement quelques franciscains détachés pour s’occuper des clarisses à Brixen et Meran6. On ne pouvait pas y parler de querelle de mendiants. Les restrictions à l’encontre des frères mendiants n’étaient manifestement pas ici le résultat de conflits, mais faisaient partie d’un programme général de réformes qu’un évêque pouvait porter à son crédit sans produire beaucoup de contradictions dans la situation délicate du synode.
D’autre part, les statuts – par exemple pour la distribution des taxes funéraires ou pour accréditer des prédicateurs auprès de l’évêque – ne sont souvent compréhensibles que dans le contexte de la querelle des mendiants, alors que le texte des statuts lui-même ne mentionne pas les ordres mendiants. Une analyse quantitative automatisée est rendue beaucoup plus difficile par ces périphrases diplomatiquement prudentes.
Par ailleurs, il est régulièrement supposé que l’adoption de statuts complets ait rendu superflue la production de nouveaux statuts (Flachenecker, 2006 : 55). Les statuts, souvent transmis en série, ne se succédaient pas simplement les uns aux autres, mais formaient un corpus cumulatif dans lequel les statuts plus anciens se perpétuaient (Johanek, 2006 : 49). Parfois, les synodes établissaient et mettaient à jour de véritables codifications sur les aspects multiples de la vie chrétienne (Avril, 1999 : 21). Les antagonismes relatifs à la querelle des mendiants ne se reflétaient donc pas nécessairement dans les statuts.
2 Les synodes comme lieu de gestion des conflits : pour une approche exemplaire
Comment la querelle des mendiants s’est-elle inscrite à l’ordre du jour des synodes ? Les références aux querelles en cours à cette période, bien présentes dans les statuts, n’apportent que peu d’éclaircissements, car même ces passages supposément actuels ont été repris lors de nouvelles publications des statuts. Les statuts de Prague, par exemple, nous le montrent très bien7. Il ne s’agissait certainement pas d’un manque d’attention de la part des notaires, mais plutôt des caractéristiques de communication des synodes. La situation, orientée vers la démonstration de l’unité et du consensus, laissait peu de place au raffinement des formulations individuelles au sein des commissions. Il est d’autant plus significatif que des réflexes de la rhétorique anti-mendiante largement répandue dans les sermons et les traités soient parvenus jusqu’aux statuts ; ainsi par exemple la citation emblématique tirée de Dt 23, 26 « ponant falcem suam in segetem alienam » ou encore par une opposition rhétorique entre veri pastores et religiosi, contraire à l’idée que les ordres mendiants se faisaient d’eux-mêmes8. Nous rencontrons le soupçon de prêches incendiaires et d’abus ainsi que l’accusation d’hypocrisie et de captation d’héritage9. Toutefois, ces exemples ne sont pas dominants. Un seul sermon d’un Jean Gerson ou d’un Milíč de Kroměříž (voir Bláhová 2006, p. 367) contiendrait certainement plus d’explosifs polémiques que tous les statuts diocésains réunis (voir Johanek 2006, p. 38). Et parfois, nous trouvons aussi des exhortations explicites au clergé séculier de ne pas harceler les mendiants, comme à Rouen en 1335 sous la direction de l’archevêque de l’époque Pierre Roger, le futur pape Clément VI : « Ut rectores ecclesiarum sint favorabiles ordinibus mendicantium »10.
Néanmoins, la prise de décision synodale est difficile à comprendre à partir des statuts ; les lettres de convocation, les procès-verbaux et les actes nous promettent une meilleure information – mais ils nous sont parvenus de manière beaucoup moins dense. Les études systématiques sont ici beaucoup plus difficiles, parce qu’elles nécessitent une connaissance très approfondie des détails. Pour une première approche exemplaire, il nous suffira ici d’esquisser trois situations historiques concrètes assez bien documentées dans les sources disponibles et qui se sont succédées rapidement pendant les années 1450, lorsque la querelle des mendiants a fait l’objet de plusieurs synodes. Il s’agit a) des synodes présidés par le cardinal Nicolas de Cues lors de son voyage de légation en 1451/52, b) d’un synode provincial de Mayence en 1455 et c) d’un synode provincial de Salzbourg l’année suivante.
a) Bamberg 1451
Le premier cas est bien étudié et ne sera que brièvement évoqué : Nicolas de Cues s’était procuré, entre autres, une autorisation de visiter les couvents de mendiants pour son grand voyage de légation à travers l’empire allemand, mais il ne l’avait en fait pas utilisée (Acta Cusana I 2, 1980, n. 952 ; Koch, 1948, 59 ; Meuthen, 1989 : 449 ; Woelki, 2012 : 121). Le sujet ne fut mis à l’ordre du jour que lorsque le curé de Nuremberg, Heinrich Leubing, profita de l’occasion d’un synode diocésain à Bamberg pour attaquer les moines mendiants de Nuremberg (Acta Cusana I 3a, 1994, n. 1254, 1260, 1265 ; Mierau, 2008 ; Woelki, 2012 : 121–123). Au final, Nicolas de Cues tente un compromis orienté vers le Ius commune, avec toutefois quelques interprétations que les mendiants considèrent comme une imposition au point de s’en plaindre bruyamment (Acta Cusana I 3a, 1994, n. 1267, II 1, n. 2720–2726 ; Woelki, 2012 : 124–131)11. Il était même question de tentatives d’assassinat du cardinal (Acta Cusana II 1, 2012, n. 2720 l. 11–17; Koch, 1948 : 73). Nous voyons ici très clairement l’interaction entre un conflit local situationnel et l’offre de compromis du droit décrétal pontifical fournie par la centrale. Il s’agit d’une sorte de centralisation orientée vers la demande.
b) Mayence 1455
Le synode provincial d’Aschaffenburg pour la province de Mayence de 1455 ne se réunit pas non plus en raison de la querelle des mendiants, mais en raison de la dîme des Turcs et d’autres plaintes contre le pape en provenance d’Allemagne (Acta Cusana II 4, 2018, n. 4391 ; Kehrberger, 1938 : 35; Haunappel, 1957 : 451–459; Hallauer, 1978). On saisit cependant l’occasion d’un procès en hérésie contre le franciscain strasbourgeois Henri Collis, qui venait de rentrer de la curie. On porta ainsi la querelle des mendiants, qui avait alors éclaté à Strasbourg, sur la scène plus large du synode provincial12. Le synode condamna toute une série de doctrines prétendument défendues par Collis, à savoir 1) Un prêtre pécheur ne peut pas absoudre de façon efficace. 2) L’excommunication ne vise qu’à répandre la peur et est sans effet sur l’âme. 3) Les prêtres qui possèdent des bénéfices ne peuvent prier que pour leurs bienfaiteurs. 4) Si une moniale commet un péché avec un ecclésiastique, le péché est moindre que si elle se compromet avec un laïc (Acta Cusana II 4, 2018, n. 4391, 4501, 4507; Oliger, 1930 ; Rapp, 1974 ; 334–336 ; Daniels, 2024 : 207–219). À cette occasion, le synode condamna encore d’autres positions des mendiants sur la confession, la prédication et les funérailles, prenant ainsi clairement position en faveur des prêtres séculiers.
c) Salzbourg 1456
Un synode provincial de Salzbourg, organisé l’année suivante, fut également convoqué à cause de la dîme turque (Acta Cusana II 4, 2018, Nr. 4737 ; Haering, 2006 : 90). Le cardinal légat Juan de Carvajal, de passage à l’époque, obligea l’archevêque de Salzbourg à convoquer le synode (Acta Cusana II 4, 2018, n. 4668). En réaction aux lettres d’invitation alors envoyées dans tous les évêchés suffragants, toute une série de plaintes arrivèrent à Salzbourg, qui devaient absolument être traitées au synode13 – de véritables lettres de doléances, comme nous les connaissons habituellement dans le contexte des États généraux. Ce n’est qu’ici qu’apparaissent clairement les points conflictuels qu’il est difficile de repérer dans les statuts. Nous voyons aussi, comme à Mayence, que les évêques transmettaient les plaintes de leurs sujets au synode provincial – apparemment, le forum du synode diocésain ne suffisait pas.
Il existe une lettre d’un curé de la région de Krems à l’évêque de Passau se plaignant de la fondation de nouveaux monastères franciscains observants à la suite du voyage de Giovanni da Capestrano14. L’évêque de Seckau rapporte des faits similaires (éd. Dalham, 1788 : 232). Les motivations des curés sont rarement aussi clairement exposées. Celles-ci étaient d’une part de nature économique : les curés ont enregistré des baisses dramatiques des oblations et des taxes ; en Styrie, on a entendu dire que les moines mendiants demandaient à peine un tiers des tarifs habituels et ruinaient ainsi les prix15. Mais les attaques contre le tissu social et les traditions locales étaient tout aussi graves que la menace économique : les mendiants ont manifestement usurpé les rites de piété locaux tels que la consécration des bougies de la Chandeleur, la consécration des rameaux de palmier pour le dimanche des Rameaux, la consécration de la viande à Pâques et autres16. Et ils perturbaient l’ordre acoustique en faisant sonner les cloches de manière agressive. Ils utilisaient même plus de cloches que les prêtres. Le curé de Radkersburg, en Styrie, s’était plaint au prieur du monastère augustinien local de ses deux cloches ; celui-ci lui avait répondu avec insolence que le curé n’avait qu’à en accrocher trois17.
La tradition exceptionnelle des sources confirme ici que la querelle des mendiants était régulièrement mise à l’ordre du jour des synodes à l’initiative du clergé séculier, mais que la rhétorique polémique des adversaires ne parvenait que rarement et de manière très atténuée jusqu’aux statuts. D’une manière générale, les synodes provinciaux semblaient nettement mieux se prêter à la résolution des conflits que le synode diocésain, fortement centré sur la personne de l’évêque et compris avant tout comme l’expression de la plénitude du pouvoir épiscopal18. Les ordres exempts évitaient le plus possible d’être présents pour ne pas mettre en péril leurs privilèges d’exemption (Woelki, 2023). Une présence aux synodes provinciaux était généralement plus acceptable.
La contextualisation montre avant tout que les statuts synodaux n’étaient pas conçus en premier lieu pour mettre les règles du Ius commune sous une forme compréhensible pour les curés de village, mais pour arbitrer des conflits actuels qui empêchaient la réalisation du but réel du synode – ici l’application de la dîme turque. Le droit décrétal fournissait ici avant tout une proposition de médiation validée par l’autorité.
3 Problèmes et pistes de compromis
La mise en forme des conventions générales des statuts synodaux était déjà largement achevée lorsque le thème des mendiants devint pertinent. Il était rare de voir apparaître des statuts de type « de mendicantibus », les problématiques liées aux ordres mendiants étant plutôt systématiquement rattachées à des sujets analogues (Leinweber, 2013 : 265). Ainsi, les dispositions relatives à l’accréditation des prédicateurs et des chargés d’âmes se retrouvent souvent à côté des mesures prises à l’encontre des prêtres ambulants et des quêteurs d’aumônes. Les prescriptions concernant le respect des cas de réserve sont rattachées aux doctrines sacramentelles. Souvent, les statuts ne mentionnent pas explicitement les mendiants, mais il est évident, par le contexte, qu’ils sont concernés en priorité, par exemple quand on condamne des actes généralement attribués aux mendiants, comme l’obtention frauduleuse des héritages.
Les statuts synodaux peuvent en principe être divisés en trois grands ensembles thématiques : la doctrine des sacrements, la discipline du clergé et des laïcs et la défense de la liberté ecclésiastique19. Dans ce monde des textes, les règles relatives aux mendiants ne constituent pas une catégorie distincte, mais se répartissent assez équitablement sur les trois champs. En principe, les statuts nous permettent de classer les manifestations de la querelle des mendiants en trois catégories, à savoir a) la gestion de leurs privilèges de prédication et de pastorale, b) les mesures prises pour les discipliner et c) les règles relatives aux funérailles.
a) Prédication et soins pastoraux
Plus concrètement, les sermons avec une gestuelle excessive et l’installation de tréteaux pour la prédication en masse dans des lieux non consacrés sont régulièrement interdits (par exemple Nantes 1431, Synode diocésain, c. 18, éd. Avril, 1987, 429 ; repris à Angers, Synode provincial de Tours 1448, c. 11, éd. Avril, 1987 : 448 ; voir Leinweber 2013 : 265). La concurrence temporelle était également problématique : à Prague, les prédicateurs mendiants commençaient apparemment plus tôt que les curés et prêchaient ensuite si longtemps que les fidèles ne pouvaient plus se rendre à l’église paroissiale20. À Magdebourg, il a même été décrété en 1470 que les mendiants ne pouvaient plus du tout prêcher avant le déjeuner21.
L’obligation d’accréditer personnellement les prédicateurs et les chargés d’âmes, le plus souvent auprès de l’évêque, mais parfois aussi auprès du curé, a souvent été imposée. Le synode de Salzbourg de 1386 fit une distinction originale : à la campagne, les prédicateurs mendiants devaient être invités par les curés, en ville, il fallait l’autorisation de l’évêque22. D’autre part, un synode d’Utrecht en 1344 (éd. Hartzheim IV, 1761 : 344) dispensa explicitement les mendiants de l’obligation d’obtenir une licence de prédication de l’évêque. À Prague, il existait une procédure d’accréditation détaillée auprès de la chancellerie épiscopale, avec quelques règles favorables aux mendiants : les certificats devaient être délivrés gratuitement et ne pouvaient pas être refusés sans raison23.
Les cas de réserve constituaient un gros problème : du côté des mendiants, on défendait souvent l’idée que leurs privilèges pontificaux comprenaient aussi les cas de réserve, et qu’ils pouvaient donc en effectuer davantage que les curés. Les synodes s’y opposaient souvent (par ex. Würzburg, Synode diocésain 1373, éd. Himmelstein, 1855 : 212 ; Soissons, Synode provincial de Reims 1455, éd. Mansi XXXII, 1902 : 180 ; voir Leinweber, 2013 : 123–138), mais la formulation d’un synode de Reims en 1344, par exemple, montre que ce point de vue pouvait tout à fait être consensuel24. Même le problème vivement débattu de l’obligation de répéter ses péchés déjà confessés au prêtre mendiant pendant la confession annuelle prescrite auprès du curé local pouvait être résolu en faveur des mendiants25. Les synodes ne furent pas toujours un organe de répression contre les mendiants.
b) La discipline
Un problème typique se manifestait très souvent : les privilèges d’exemption entraient en conflit avec la hiérarchie dans les diocèses. L’obligation d’accréditer les chargés d’âmes et les prédicateurs était ressentie comme une subordination insidieuse, d’autant plus qu’elle s’accompagnait souvent d’un examen personnel de l’aptitude et du mode de vie26. Les règles concernant l’organisation concrète du pouvoir disciplinaire de l’évêque sur les mendiants de son diocèse pouvaient être très différentes, allant de la simple dénonciation auprès des supérieurs religieux à la proclamation de l’excommunication ou à la punition directe. Parfois, on différenciait aussi selon le lieu de séjour : plusieurs synodes français (Vienne 1289, c. 65, éd. Boisset, 1973 : 320 ; Narbonne 1368, c. 73, éd. Mansi XXVI, 1784 : 517) soumettaient les moines mendiants au pouvoir disciplinaire de l’évêque dès qu’ils se trouvaient dans des lieux non-exempts.
Le séjour des mendiants en dehors de leur couvent était l’objet principal des problèmes disciplinaires. À Apt, les mendiants devaient être immédiatement emprisonnés s’ils étaient trouvés sans habit religieux27. Le contact avec les religieuses semblait particulièrement délicat ; on pense ici immédiatement à la polémique des nouvelles littéraires, où des cordeliers lubriques et rusés poursuivent des religieuses impuissantes et naïves (voir Pia Doering dans ce volume). Un synode à Padoue en 1350 adopta une réglementation particulièrement différenciée : les frères mendiants ne peuvent aller dans les couvents de femmes d’autres ordres qu’avec l’autorisation de l’évêque28. Cette autorisation doit toutefois être accordée avec bienveillance. L’évêque ne doit pas punir lui-même les moines mendiants qui ne respectent pas cette règle, mais doit les dénoncer auprès des supérieurs de l’ordre, qui doivent ensuite les transférer et les punir. Les supérieurs religieux doivent croire l’évêque et seront suspendus en cas de négligence. Pendant les voyages, les mendiants peuvent se loger dans des monastères de femmes, mais ne doivent pas dormir dans le même bâtiment que les religieuses.
c) Les funérailles
Dans le conflit concernant les lieux de sépulture, le droit décrétal avait fixé une ligne de compromis qui ne satisfaisait aucune des parties : les fidèles étaient libres de se faire enterrer dans le cimetière d’un couvent de mendiants, mais un quart des taxes et des oblations devaient être transmises au curé en tant que portio canonica29. Dans les statuts, on sent souvent que les moines mendiants étaient généralement soupçonnés d’influencer les fidèles et d’obtenir frauduleusement des sépultures et des héritages (par exemple Gubbio, Synode diocésain 1303, c. 68, éd. Cenci, 1913 : 329 ; voir Izbicki, 1988 : 464). Les sanctions étaient souvent très sévères : excommunication, nullité du choix de la sépulture, exhumation du corps, interdiction du couvent (par exemple Vienne, Synode provincial 1289, c. 28–30, éd. Boisset, 1973 : 264–266). Parfois, les mendiants devaient même perdre tous leurs privilèges (Narbonne 1368, c. 66, éd. Mansi XXVI, 1784 : 515).
On prescrivait également des mesures préventives : le concile de Vienne de 1289 (c. 23, éd. Boisset : 1973, 254) stipulait que les malades en phase terminale ne pouvaient se confesser qu’au curé et que ce dernier devait également être présent lors de la rédaction du testament. La question, très discutée au XIVe siècle (Bartocci, 2007), de savoir si les franciscains pouvaient recevoir des héritages en raison de leur règle religieuse, est parfois considérée comme résolue par des synodes : un synode de Tarragone (1329, c. 57, éd. Mansi XXV, 1782 : 866) règle déjà la redistribution de ces légats invalides.
À Palerme (1388, éd. Mansi XXVI, 1784 : 750), personne ne devait être enterré chez les mendiants sans l’autorisation du curé. À Florence, on a introduit en 1346 des règles plus simples pour prouver l’accusation de fraude à l’héritage : à l’avenir, une rumeur et un témoignage étaient suffisants30. Mais pour prouver que le défunt ne voulait pas être enterré dans le cimetière paroissial, il fallait deux ou trois témoins. Les curés devaient exhorter les fidèles à ne pas négliger leur propre tombe et celles de leurs ancêtres. Les cimetières paroissiaux figurent comme lieux de culte des ancêtres. À Mayence (1310, éd. Hartzheim IV, 1761 : 197; voir Kehrberger, 1938 : 18), les fidèles qui se faisaient enterrer en bonne et due forme dans la paroisse étaient récompensés par une indulgence spéciale.
Cette portio canonica d’un quart de toutes les redevances et donations, en fait très précisément prescrite, a parfois été modifiée dans les statuts. À Vienne, elle correspondait à un tiers en 1289 (c. 32, éd. Boiset, 1973 : 268), et à Palerme en 1388 (éd. Mansi XXVI, 1784 : 750), elle était même de trois quarts. Dès le XIIIe siècle, nous entendons parler d’une mesure supplémentaire prise par les curés, l’ultimum vale : il fallait dans un premier temps transporter les défunts dans l’église paroissiale, où une dernière messe – payante – était chantée pour eux31. On justifiait parfois cette pratique par des raisons disciplinaires : seul le curé pouvait empêcher les excommuniés d’être enterrés à l’église de façon non conforme. Cet ultimum vale a été un point de discorde central jusqu’au XVe siècle.
4. Conclusion
Résumons la situation : la querelle des mendiants occupait les synodes de la fin du Moyen Âge dans toute l’Europe latine, mais davantage les synodes provinciaux que ceux diocésains. On constate occasionnellement, à travers quelques cas particuliers bien documentés, que les règles approuvées lors des synodes étaient liées à des débats polémiques préalables qui culminaient à l’occasion du synode à venir, comme par exemple lors de l’arrivée du légat Nicolas de Cues dans le diocèse de Bamberg et lors du synode provincial de Salzbourg en 1455, quand des lettres de plainte arrivèrent de toute la province. La plupart du temps, la querelle des mendiants n’était pas à l’origine du synode, mais à cette occasion, autant qu’on puisse le voir, elle était surtout mise à l’ordre du jour par le clergé paroissial. La polémique, bien connue dans les sermons, les traités et même les nouvelles littéraires, ne parvenait généralement que sous une forme très atténuée jusqu’aux statuts, qui s’efforçaient souvent très explicitement d’établir un modus vivendi pacifique entre curés et mendiants.
Le droit décrétal fournissait, pour l’essentiel, les lignes de compromis ; toutefois, des dérogations étaient possibles, surtout en faveur des curés. Il était cependant rare que les privilèges des mendiants soient fondamentalement remis en question. Dans l’ensemble, les synodes semblent avoir été, aux XIVe et XVe siècles – en raison de la densité insuffisante des cas bien documentés jusqu’à présent –, un forum de dialogue pacifique et de rétablissement de l’ordre plutôt qu’une caisse de résonance pour les attaques polémiques, comme ce fut encore le cas lors de la phase ardente de la querelle des mendiants à Paris. Formulons une hypothèse que seule une étude quantitative à grande échelle pourrait justifier de manière convaincante : au plus tard vers 1300, lorsque le conflit permanent entre les mendiants et le clergé séculier devint endémique, les synodes furent un élément important de la résilience de l’Église. Les éruptions locales et les crises aiguës, comme par exemple la vague de fondation de nouveaux monastères franciscains dans le sud de l’Allemagne par Giovanni da Capestrano, pouvaient être surmontées ainsi. La synodalité était le système immunitaire de l’Église.
Notes
- Une introduction à la thématique de la querelle des mendiants n’est pas nécessaire dans le cadre de ce volume. Nous vous renvoyons à l’introduction des éditeurs. ⮭
- Johannes Andreae, 1482, ad Clem. 3.7.2, s. v. Instante, f. e3va : « Multociens dixi, quod concilia fieri privilegiatis vel exemptis non expedit ». Ensuite, aussi Johannes de Imola, 1480, ad Clem. 3.7.2, f. r3ra ; Nicolaus de Tudeschis, 1496, ad Clem. 3.7.2, f. I 4va. Cf. Woelki, 2012 : 120. ⮭
- Meilleure synthèse de la recherche et des sources : Helmrath, 2002 (réimpr. 2022, avec une mise à jour bibliographique). Très utile aussi pour les synodes allemands : Johanek, 2006. L’accès à la littérature plus ancienne permet la bibliographie de Sawicki, 1967–1976. Sieben, 1990, traite de la période pré-tridentine de manière plutôt sommaire. L’essai de synthèse de Cappellini et Sarzi Sartori, 1994, apporte peu d’exemples concrets et ne permet pas d’accéder à la littérature ramifiée. Un aperçu très succinct est proposé par Coriden, 1974. ⮭
- Un accès très confortable à de nombreux recueils de statuts imprimés est fourni par le Corpus synodalium ; https://corpus-synodalium.com/. ⮭
- Concilium Lateranense IV (1215), c. 6, éd. Alberigo et al., 1973 : 236: « […] canonicas regulas et maxime quae statuta sunt in hoc generali concilio relegentes, ut eas faciant observari, debitam poenam transgressoribus infligendo ». Cf. Johanek, 2006 : 41. ⮭
- Brixen, Synode diocésain 1438, c. 16, éd. Bickell, 1880 : 12: « Ne mendicantes sine testimonio literarum suorum superium et episcopi admittantur ». Le règlement a été encore précisé dans un appendice : les curés ne peuvent autoriser les mendiants qu’après avoir consulté l’évêque et doivent insister auprès des laïcs pour qu’ils n’aillent voir que les mendiants accrédités ; éd. Bickell, 1880 : 60. Le statut de 1438 fut repris en 1449 avec une amende de 10 livres, éd. Bickell, 1880 : 23. Nicolas de Cues renforça encore les règles en 1453 ; éd. Acta Cusana II 1, 2012, n. 3059. Sur les franciscains dans le diocèse de Brixen : Nothegger, 1972 ; Nothegger, 1979 ; Pamato, 1996 ; Trenkwalder, 2000 : 49. Voir aussi Woelki, 2012 : 131–135. ⮭
- Voir Prague, Synode provincial 1355, c. 44, éd. Hartzheim IV, 1761 : 402 : « […] quia tamen sumus certo certius informati, quod iidem religiosi contempta eiusdem iuris forma indifferenter omnes, dummodo sint presbyteri, etiam non praesentati episcopo, confessiones audiant singulorum in apertam damnationem suarum et sibi confitentium periculum animarum […] ». La formulation est toutefois identique à celle du synode de Prague de 1349, c. 80, éd. Polc et Hledéková, 2002 : 159 ; éd. Mansi XXVI, 1784 : 102 et éd. Zelený, 1972 : 712. ⮭
- Vienne, Synode provincial 1289, c. 25, voir Boisset, 1973 : 164. Wrocław (Breslau), Synode diocésain 1446, éd. Hartzheim V, 1763 : 293: « Item sane didicimus, quod quidam religiosi falcem in messem alienam sepissime mittere non formidant, in sepulturis, confessionibus ac aliis forum pastorum verorum concernentibus in preiudicium et iacturam non modicam verorum plebanorum et propriorum ». Sur la fonction de la citation signal Dt 23,26, voir aussi Congar, 1961 : 57. Ce passage se trouve également dans X 3.28.5 et pourrait avoir été introduit dans les statuts par ce biais. ⮭
- Lucques, Synode diocésain 1351, c. 50, éd. Mansi XXVI, 1784 : 275 ; Gênes, Synode provincial 1375, c. 75, éd. Cambiaso, 1939 : 41; Salzbourg, Synode provincial 1386, c. 8, éd. Dalham, 1788 : 163 : « Quia religiosos, praecipue fratres mendicantes, decet puritatem omnimodam in suis actibus observare: tamen saepe divagandi et dissolutionis materiam mutuantur, scandalum aliorum et tamquam pseudoprophetae fabulosis praedicantibus audientium animos plerumque seducunt […] » ; Dublin, Synode provincial 1348, c. 4, éd. Mansi XXVI, 1784 : 111 : « Nonnulli tamen sub quodam devotionis velamine et sanctitatis suae ausibus temerariis contra praemissa facere, inducere et procurare abiecto iuris tramite non verentur […] ». ⮭
- Rouen, Synode provincial 1335, c. 12, éd. Mansi XXV, 1782 : 1046 : « Eosdem tamen parochialium ecclesiarum rectores aliasque personas ecclesiasticas provinciae memoratae in domino exhortamur, ut fratres Praedicatores, Minores et aliorum mendicantium ordinum, cum ad eorum loca et monasteria accesserint, ipsis sen exhibeant favorabiles et benignos ». Voir Leinweber, 2013 : 27 et 265, avec d’autres exemples. ⮭
- Nicolas de Cues sur le syndode diocésain de Bamberg, 1451, éd. Acta Cusana I 3a, 1994, n. 1267 : « Et quia fratres de ordine Mendicancium modo, quo in Clementina ‘Dudum’ (Clem. 3.7.2) ponitur, presentati et per episcopum admissi in casibus ipsis per reservacionem pape aut episcopi non prohibitis eis confitentes veraciter absolvunt, pari pena inhibemus, ne quisquam, cuiuscumque condicionis fuerit, […] potestati absolvendi eorundem fratrum sic admissorum detrahere […] presumat ». ⮭
- Aschaffenburg, Synode provincial de Mayence (1455), éd. Statuta synodalia Eystetensia, 1484 f. 61v : « Dignum duxit hec sancta synodus fideli populo, quam perniciosus sit error iste, demonstrare illumque similiter damnare […] ; Et demum, quod fedum est enarrare, quod sanctimonialis professa, si carnis temptatione et humana fragilitate victa castitatem servare nollet, minoris culpe et facilioris venie esset, si cum religioso quam cum seculari delinquet ». Pour Heinrich Collis, voir maintenant Daniels 2024. ⮭
- Copie du XVe siècle : Brixen, Couvent des Clarisses, Ms. S 19 f. 61r–67v, éd. Hartzheim V, 1763 : 936–945 ; Mansi XXXII, 1902 : 163–174 ; Dalham, 1788 : 240. Voir Hübner, 1909 : 231 ; Hübner, 1913 : 247. ⮭
- Un curé de la région de Krems à l’éveque de Passau (7 mai 1456), éd. Dalham, 1788 : 232 : « […] quomodo isti Capistrani, scilicet fratres Minores de observantia, ad nostras ecclesias vicini in foro Lewbs ligneum construxerunt oratorium, defacto praedicant et, ut timetur, confessionibus suis plebisanos nostros a nobis aversuri, quod nostris ecclesiis et nobis in maximum cedet praeiudicium, quoniam nec de grano neque de guttula vini in decimis gaudemus, sed solum fructibus cottidianis et culturis, de quibus quasi quilibet suo collatori censualis existit ». ⮭
- Avisamenta cleri Stirie inferioris (1456), éd. Dalham, 1788 : 236 : « Primo solent nobis ecclesiarum parochialium rectoribus populum nobis commissum abstrahere, praecipue in propitiationibus, recipiendo de eisdem propitiationibus vigiliarum, exequiarum, missarum et diversorum officiorum minus quam solito recipi solet in parochiis nostris contra laudabilem ecclesiarum nostrarum consuetudinem hactenus observatam, puta vix tertiam partem, et sic populus propter minorem solutionem ad ipsos affluit nobis in grave preiudicium ». ⮭
- Avisamenta cleri Stirie inferioris (1456), éd. Dalham, 1788 : 236 : « Item solent plerique mendicantium priores et quardiani (!) in suis caustris benedictiones facere solemnes, videlicet in diebus festivis Purificationis gloriosae virginis candelarum, in die Palmarum ipsarum palmarum, in die Resurrectionis dominicae carnium etiam in domibus plebisanorum, item in die s. Stephani protomartyris salis et aquae benedictiones celebrare solemnes, item in die Parasceves ornare sepulchrum domini imponentes ibi sacramentum eucharistiae, candelis plurimis accensis, canentes quoque psalterium usque ad diem Paschae. Quae omnia insignia sunt parochialia et solummodo ad ecclesias parochiales pertinere ». L’usurpation de sacrements et de cérémonies ecclésiastiques est également déplorée par le synode diocésain de Breslau en 1446, éd. Hartzheim V, 1763 : 296. ⮭
- Avisamenta cleri Stirie inferioris (1456), éd. Dalham, 1788 : 237 : « Item sunt certa claustra mendicantium habentia in ecclesiis suis non tantum una sed duas aut plures campanas, quod cottidie ad officium compulsant, sicut in ecclesiis parochialibus fieri solet, nec a talibus volunt abstinere. Dixit enim quidam prior ordinis heremitarum S. Augustini in Ragkersburg : Si plebanus in duabus campanis suis displicentiam habet, ipse vellet addere tertiam ». Une concurrence similaire de la sonnerie des cloches est perceptible à Lucques, où un synode diocésain de 1351 (c. 18, éd. Mansi XXVI, 1784 : 262) interdit aux mendiants, sous peine de perdre complètement leurs privilèges, de faire sonner les cloches avant que celles de la cathédrale et des églises paroissiales n’aient sonné. En général, sur le problème de la gestion acoustique des conflits : Dohrn-van Rossum 2020. ⮭
- Fois, 1990 : 66 ; Cappellini et Sarzi Sartori, 1994 : 99 ; Woelki, 2023 : 275. Pour Binz, 1973 : 143–176 (synodes) et 177–215 (visites), les synodes font partie, avec les visites paroissiales, des « moyens d’action » centraux de l’évêque. Voir Johanek, 2006 : 34. ⮭
- Plusieurs études ont jusqu’à présent entrepris une systématisation du contenu des statuts. Les critères sont très hétérogènes. Aznar Gil, 1982, systématise les statuts de Saragosse selon : vie du clergé, vie des laïcs, sacrements. Haering, 2006 : 91 systématise ainsi : discipline, liberté ecclésiastique, sacrements. Avril, 1998 : 45 sectionne les statuts en aspects de la conduite morale des prêtres, de la gestion des sacrements et d’autres comme l’autorité des archidiacres, les règles de mariage et la juridiction ecclésiastique. ⮭
- Prague, Synode provincial (1349), c. 80, éd. Polc et Hledíková, 2002 : 160 : « Cum autem fratres ipsi diebus festivis in suis domibus in mane predicationes faciunt, non eas in tantum protrahant quod plebes ad predicationem et in summam missam sue parochie, quibus tune interesse tenentur, negligunt debitam horam veniendi ». ⮭
- Magdebourg, Synode provincial 1470, c. 22, éd. Hartzheim V, 1763 : 481 : « Et quia, nisi unicuique sua iurisdictio reservetur, ecclesiasticus ordo confunditur, inhibemus districte, ne religiosi, praesertim mendicantes, quicunque antre prandium contra Clement. Dudum de sepulturis (Clem. 3.7.2) sermonem faciant ad plebem, nisi specialiter a nobis aut alias decenter desuper fuerit privilegiatus, de quo ipsum plebanum vel eius vicarium, ubi sermo fieri debuerit, volumus fieri certiorem ». ⮭
- Salzbourg, Synode provincial 1386, c. 8, ed. Dalham, 1788 : 163 : « Volumus tamen, quod nequaquam dicti rectores ipsos invitent vel admittant, nisi de proponendo verbum dei a suis superioribus licentiam habeant, et de illa saepe dictis rectoribus faciant plenam fidem. In civitatibus vero et dioecesi, in quibus ipsorum fratrum loca consistunt, ac in locis vicinis, nullatenus ad dictum officium praedicandi vel ad confessiones audiendas admittantur, nisi locorum dioecesanis canonice praesentati fuerint prius et admissi ». ⮭
- Prague, Synode provincial (1349), c. 80, Polc et Hledíková, 2002 : 159 : « […] ne parochianos suos permittant dictis fratribus confiteri nisi illis dumtaxat qui per patentes litteras diocesani episcopi pro ipsis confessionibus audiendis nominatim fuerint deputati; quasi quidem litteras de cancellaria nostra et suffraganeorum nostrorum gratis et sine solutione pecunie aliqua ipsi fratres habent recipere et eas rectores ecclesiarum ad requisitionem ipsorum fratrum sub excommunicationis pena teneantur in suis ecclesiis publicare ». Des dispositions similaires à Würzburg, Synode diocésain 1373, c. 3, éd. Hartzheim IV, 1761 : 516 ; Tortosa, Synode provincial 1429, c. 17, éd. Mansi XXVIII, 1785 : 1154. ⮭
- Noyon, Synode provincial (pour Reims) 1344, éd. Mansi XXVI, 1784 : 9: « Et licet dicti mendicantes in suis sermonibus de iure hoc facere teneantur, volumus tamen, quod quotienscumque praedicare contigerit, hoc faciant sine fraude, alias non habeant potestatem absolvendi a peccatis in casibus episcopis reservatis et maxime non habeant potestatem absolvendi dictas decimas retinentes, sed eamdem potestatem singulis dioecesanis specialiter reservamus ». Le concile provincial de Tortosa de 1429 (c. 17, éd. Mansi XXVIII, 1785 : 1154) prévoyait également un compromis, tout en acceptant le privilège pastoral des mendiants dans les cas de réserve. ⮭
- Par exemple Würzburg, Synode diocésain 1373, c. 1, éd. Hartzheim IV, 1761 : 516 : « Illi vero, qui praedictis fratribus confitentur, non magis tenentur eadem peccata iterum confiteri, quam si illa alias confessi fuissent proprio eorum sacerdoti seu plebano ». Le synode provincial de Béziers (pour Narbonne) en 1351 (c. 12, éd. Mansi XXVI, 1784 : 250) stipulait que les noms des confessants devaient être écrits afin que le proprius sacerdos puisse être assuré de manière crédible quand la confession avait eu lieu ; il n’était plus question du renouvellement de la confession. Pour ce problème et la discussion, voir Hödl, 2000 : 56–58 ; Woelki, 2012 : 127–129 ; Steckel, 2015 : 181. ⮭
- C’était un point de départ central de Nicolas de Cues pour ses tentatives de réforme des mendiants; voir Woelki, 2012 : 125. Rarement le pouvoir disciplinaire des évêques sur les mendiants fut exprimé aussi explicitement que dans les statuts de Brixen 1438, c. 29, éd. Bickell, 1880 : 63: « Negligentes vero et non reformantes, cuiuscumque religionis fuerint, maxime de ordine S. Francisci, qui triplicem regulam sive modum sancte vivendi declaravit, districte animadversione iudicii punire non tardabimus ». ⮭
- Apt, Synode diocésain (pour Vaucluse) 1361, c. 17, éd. Mansi XXVI, 1784 : 452 : « Cum sint multi, quod non grate referimus, non facto religiosi, sed nomine, exemti et non exemti, religiosum habitum spernentes deferre, praesentis auctoritate concilii statuimus, ut si quem ex praedictis incedere sine suo decenti habitu vel relinquere aut alias inhoneste incedere, aliquis nostrum vel ex nostris officialibus repererit, capi faciat atque detineri, donec per superiorem requiratur ipsius remittendo eidem pro demerito puniendum ». Les frères mendiants errants qui abusent de leur habit religieux pour pécher sont aussi la cible du synode provincial d’Avignon 1457 ; éd. Mansi XXXII, 1902 : 189 : « Et quoniam excrescente contumacia debet crescere et poena, quia religiosi istius temporis non verentur soli incedere et pileati, interdum habitibus suis abutentes et religionis suae immemores, statuimus ideoque et ordinamus hoc praesenti statuto inviolabiliter observando, ne religiosus aliquis mendicans sine socio eiusdem religionis per civitatem aut loca discurrere audeat […] ». ⮭
- Padoue, Synode provincial 1350, éd. Mansi XXVI, 1784 : 227 : « Religiosi exempti etiam ordinum mendicantium clausuras vel ecclesias monasteriorum monialium eisdem non subiectarum prorsus et omnino non intrent ex aliqua causa neque cum monialibus ipsis infra eadem monasteria seu ecclesias quoquomodo loquantur, dioecesanorum seu vicariorum earumdem licentia non obtenta, […]. Et hortamur tamen praelatos praedictos, quod praefatis religiosis, si fuerint bonae conversationis et vitae, eundi in praefata monasteria pro causis honestis et licitis licentiam benigne concedant […] ». Pareillement : Freising, Synode diocésain 1441, c. 12, éd. Mansi XXXII, 1902 : 9. ⮭
- Meilleure étude sur ce problème : Trexler, 1987. On trouve un riche matériel sur la discussion canonistique chez Izbicki, 1988. Systématique sur les taxes funéraires dans les statuts de Saragosse: Aznar Gil, 1982 : 138. ⮭
- Florence, Synode provincial 1346, éd. Mansi XXVI, 1784 : 47 : « Item statuimus iuris et experientiae informatione coacti ad hoc, […] quod omnes et singuli allectionibus seu inductionibus cuiuscumque religiosi vel saecularis cuiuscumque status vel conditionis existat, aliquatenus adhaerat sive credat in eligendo sepulturam vel legata aliqua facienda. Quod si secus actum fuerit, eo ipso decernimus non tenere et allectio eo ipso sive inductio pro probata habeatur, quod per famam publicam et unum testem fuerit comprobatum. Non tamen intendimus per istam nostram constitutionem ligare ecclesiarum rectores, qui hortabuntur et admonebunt suos parochianos, ne suas et antiquorum suorum deserant sepulturas ». ⮭
- Cognac, Synode diocésain 1260, éd. Mansi XXIII, 1773 : 1036, au motif que seul le curé est en mesure d’évaluer s’il s’agit de l’enterrement d’une personne interdite ou excommuniée. En outre : Vienne, Synode provincial 1289, c. 31, éd. Boisset, 1973 : 268 ; Würzburg, Synode diocésain 1329, c. 33, éd. Himmelstein, 1855 : 177 ; Lavaur, Synode provincial, pour Narbonne, 1368, c. 63, éd. Mansi XXVI, 1784 : 514; Acta Cusana II 4, 2018, n. 4208, 4268 ; II 5, n. 4507. ⮭
Competing Interests
Je n’ai aucun conflit d’intérêts à déclarer.
Références
Sources
Alberigo, G et al. (éd.) 1973 Conciliorum oecumenicorum decreta. Bologne : Istituto per le Scienze Religiose.
Avril, J (éd.) 1987 Les conciles de la province de Tours (XIIIe–XVe siècles). Paris : CNRS-IRHT.
Bickell, G (éd.) 1880 Synodi Brixinenses saeculi XV. Innsbruck : Rauch.
Cambiaso, D 1939 Sinodi genovesi antichi. Atti della Regia Deputazione di Storia Patria per la Liguria, 68 : 9–94.
Cenci, P 1913 Costituzioni Sinodali della Diocesi di Gubbio nei secoli XIV – XV. Archivio per la storia ecclesiastica dell’Umbria, 1 : 286–379.
Dalham, F (éd.) 1788 Concilia Salisburgensia Provincialia et Dioecesana. Augsbourg : Rieger.
Hartzheim, J (éd.) 1759–1790 Concilia Germaniae. Cologne : Krakamp.
Himmelstein, F X (éd.) 1855 Synodicon Herbipolense. Geschichte und Statuten der im Bisthum Würzburg gehaltenen Concilien und Dioecesansynoden. Wurtzbourg : Stahel.
Johannes Andreae 1482 Glossa ordinaria ad Constitutiones Clementinae. Venise : Bartholomaeus de Alexandria.
Johannes de Imola 1480 Commentaria in Clementinas. Venise : Johannes de Colonia et Johannes Manthen.
Mansi, G D (éd.) 1758–1798 Sacrorum conciliorum nova et amplissima collectio, 31 vol., Florence : Antonio Zatti. (réimpr. Paris : Welter, 1907–1927, et Graz : Akademische Druck- und Verlagsanstalt, 1960–1962).
Meuthen, E, Hallauer, H, Helmrath, J et Woelki, T (éd.) 1975–2024 Acta Cusana. Quellen zur Lebensgeschichte des Nikolaus von Kues, vol. I 1–III 3, Hambourg : Meiner.
Nicolaus, de Tudeschis 1496 Glossae Clementinae. Venise : Baptista de Tortis.
Polc, J V et Hledíková, Z (éd.) 2002 Pražské synody a koncily predhusitské doby. Prague : Univ. Karlova Nakl. Karolinum.
Statuta synodalia Eystetensia 1484, Eichstätt : Michael Reyser.
Watt, D E R 2000 Medieval Church Councils in Scotland, Édimbourg : T&T Clark.
Zelený, R 1972 Councils and synods of Prague and their statutes (1343–1361). Apollinaris 45 : 471–532, 698–740.
Bibliographie
Avril, J 1998 Les premiers statuts parisiens dans les derniers siècles du Moyen Âge. Les cas d’Aoste et de Verdun. Dans : Linehan, P (éd.) Life, law and letters historical studies in honour of Antonio García y García (Studia Gratiana 28). vol. I. Rome : Libreria Ateneo Salesiano. pp. 41–57.
Avril, J 1999 Les prescriptions conciliaires et synodales des pays de l’est de l’Europe au regard des législations françaises du XIIIe siècle. Pour une première approche. Dans : Kloczowski, J, Kras, P et Polak, W (éds.) Christianity in East central Europe. II – Late Middle Ages. La Chrétienté en Europe du Centre-Est. Le Bas Moyen Âge. Proceedings of the Commission internationale d’histoire ecclésiastique comparée 1996. Lublin : Instytut Europy Srodkowo-Wschodnie. pp. 17–32.
Aznar, Gil F R 1982 Concilios provinciales y sinodos de Zaragoza de 1215 a 1563 (Publicación de la Caja de Ahorros de la Inmaculada 25). Saragosse : Caja de ahorros de la Inmaculada.
Bartocci, A 2007 Les successions en faveur des frères mineurs et la science juridique pendant la papauté d’Avignon. Mélanges de l’École française de Rome. Moyen Âge 119(1) : 135–150.
Bartocci, A 2009 Ereditare in povertà. Le successioni a favore dei Frati Minori e la scienza giuridica nell’età avignonese (1309–1376) (Pubblicazioni del Dipartimento di scienze giuridiche, Università degli studi di Roma La Sapienza 32). Naples : Jovene.
Binz, L 1973 Vie religieuse et réforme ecclésiastique dans le diocèse de Genève pendant le Grand Schisme et la crise conciliaire (1378–1450), vol. 1. Genève : Jullien.
Bláhová, M 2006 Milíč von Kroměříž und seine Synodalpredigten. Dans : Kruppa, N et Zygner, L (éds.) Partikularsynoden im späten Mittelalter (Veröffentlichungen des Max-Planck-Instituts für Geschichte 219; Studien zur Germania Sacra 29). Gœttingue : Vandenhoeck & Ruprecht. pp. 363–376.
Boisset, L 1973 Un concile provincial au XIIIe siècle. Vienne 1289 : Église locale et société, Paris : Beauchesne.
Cappellini, E et Sarzi Sartori, G G 1994, Il sinodo diocesano. Storia, normativa, esperienza, Cinisello Balzamo : San Paolo.
Congar, Y 1961 Aspects ecclésiologiques de la querelle entre mendiants et séculiers dans la seconde moitié du XIIIe siècle et le début du XIVe. Archives d’histoire doctrinale et littéraire du Moyen Âge 28 : 35–151.
Coriden, J A 1974 The diocesan synod, an instrument of renewal for the local church. The Jurist 34 : 68–93.
Daniels, T 2024 Die Acta Cusana als Quelle für das Verhältnis von Kurie und Region in den Brixner Jahren. Mit Notizen zu Heinrich Collis und dem Straßburger Mendikantenstreit. Dans : Woelki, T et Helmrath, J (éds.) Landesherrschaft und Kirchenreform im 15. Jahrhundert. Studien zum zweiten Band der Acta Cusana (Beihefte zu den Acta Cusana 1). Hambourg : Meiner. pp. 185–222.
Dohrn-van Rossum, G 2020 Campanile und Minarett : Konflikte in städtischen Lautsphären seit dem Mittelalter. Dans : Clauss M, Mierke G, Krüger A (éd.), Lautsphären des Mittelalters: Akustische Perspektiven zwischen Lärm und Stille (Archiv für Kulturgeschichte. Beiheft 89). Cologne : Böhlau. pp. 237–270.
Flachenecker, H 2006 Das beständige Bemühen um Reform. Zu Synoden und Synodalstatuten in den fränkischen Bistümern des 14./15. Jahrhunderts. Dans : Kruppa, N et Zygner, L (éds.) Partikularsynoden im späten Mittelalter (Veröffentlichungen des Max-Planck-Instituts für Geschichte 219 ; Studien zur Germania Sacra 29). Gœttingue : Vandenhoeck & Ruprecht. pp. 55–75.
Fois, M 1990 Vescovo e chiesa locale nel pensiero ecclesiologico. Dans: De Sandre, G et al. (éds.) Vescovi e diocesi in Italia dal XIV alla metà del XVI secolo. Atti del VII convegno di storia della Chiesa in Italia (Brescia, 21–25 settembre 1987), vol. I (Italia Sacra. Studi e documenti di storia ecclesiastica 44–45). Rome : Herder. pp. 27–81.
Haering, S 2006 Mittelalterliche Partikularsynoden in Baiern. Ein Überblick zum Raum der Bistümer Chiemsee, Freising, Passau und Regensburg. Dans : Kruppa, N et Zygner, L (éds.) Partikularsynoden im späten Mittelalter (Veröffentlichungen des Max-Planck-Instituts für Geschichte 219 ; Studien zur Germania Sacra 29). Gœttingue : Vandenhoeck & Ruprecht. pp. 77–97.
Hallauer, H J 1978 Zur Mainzer Provinzialsynode von 1451. Mitteilungen und Forschungsbeiträge der Cusanus-Gesellschaft 13 : 253–263.
Haunappel, M 1957 Die in Aschaffenburg tagenden Mainzer Provinzialsynoden. Aschaffenburger Jahrbuch für Geschichte, Landeskunde und Kunst des Untermaingebietes 4(1) : 439–461.
Helmrath, J 2002 Partikularsynoden und Synodalstatuten des späteren Mittelalters im europäischen Vergleich. Annuarium Historiae Conciliorum 34 : 57–99; réimpr. Id. 2022 Wege der Konzilsforschung. Studien zur Geschichte des Konzils von Basel (1431–1449) und anderer Konzilien (Spätmittelalter, Humanismus, Reformation 132). Tubingue : Mohr Siebeck. pp. 117–155.
Hlavácek, I 2006 Kodikologisch-bibliotheksgeschichtliche Bemerkungen zu den Provinzialstatuten Ernsts von Pardubitz von 1349. Dans : Kruppa, N et Zygner, L (éds.) Partikularsynoden im späten Mittelalter (Veröffentlichungen des Max-Planck-Instituts für Geschichte 219 ; Studien zur Germania Sacra 29) Gœttingue : Vandenhoeck & Ruprecht. pp. 332–350.
Hödl, L 2000 Der unfehlbare Lehrentscheid des Papstes im Prozess gegen Johannes de Polliaco (1318–1321). Freiburger Zeitschrift für Philosophie und Theologie 47 : 52–76.
Hübner, K 1909 Die Provinzialsynoden im Erzbistum Salzburg bis zum Ende des 15. Jahrhunderts. Deutsche Geschichtsblätter 10 : 187–236.
Hübner, K 1913 Nachträgliches über die Salzburger Provinzialsynoden. Deutsche Geschichtsblätter 14 (1913) : 243–248.
Izbicki, T M 1988 The Problem of the Canonical Portion in the Later Middle Ages. The Application of ‘Super cathedram’. Dans : Linehan, P (éd.) Proceedings of the Seventh International Congress of medieval Canon Law, Cambridge, 23–27 July 1984 (Monumenta Iuris Canonici. Series C 8). Cité du Vatican : Biblioteca Apostolica Vaticana. pp. 459–473.
Johanek, P 2006 Synodaltätigkeit im spätmittelalterlichen Reich. Ein Überblick. Dans : Kruppa, N et Zygner, L (éds.) Partikularsynoden im späten Mittelalter (Veröffentlichungen des Max-Planck-Instituts für Geschichte 219 ; Studien zur Germania Sacra 29). Gœttingue : Vandenhoeck & Ruprecht. pp. 29–53.
Justo Fernández, J 2002 Die Konzilien von Compostela 1120–1563 (Konziliengeschichte. Reihe A: Darstellungen). Paderborn : Schöningh.
Kehrberger, O E 1938 Provinzial- und Synodalstatuten des Spätmittelalters. Eine quellenkritische Untersuchung der Mainzer Provinzialgesetze des 14. und 15. Jahrhunderts und der Synodalstatuten der Diözesen Bamberg, Eichstätt und Konstanz. Stuttgart : Bohland.
Koch, J 1948 Nikolaus von Cues und seine Umwelt. Untersuchungen zu Cusanus-Texten, IV. Briefe. Erste Sammlung (Sitzungsberichte der Heidelberger Akademie der Wissenschaften. Philosophisch-historische Klasse 1944/48,2). Heidelberg : Carl Winter.
Leinweber, J 2013 Die Provinzialsynoden in Frankreich vom Konzil von Vienne bis zum Konzil von Trient (Diss. theol. habil. Augsburg 1975), éd. Lersch, M (Fuldaer Studien 16). Fribourg-en-Brisgau : Herder.
Meuthen, E 1989 Die deutsche Legationsreise des Nikolaus von Kues 1451/52. Dans : Boockmann, H et al. (éds.) Lebenslehren und Weltentwürfe im Übergang vom Mittelalter zur Neuzeit. Politik – Bildung – Naturkunde – Theologie (Abhandlungen der Akademie der Wissenschaften in Göttingen, Philologisch-Historische Klasse, 3. Folge 179). Gœttingue : Vandenhoeck & Ruprecht. pp. 420–499.
Mierau, H J 2008 Synoden als Ort kirchenrechtlicher Debatten. Der Nürnberger Streit über die Seelsorge der Bettelorden, Nikolaus von Kues und die Bamberger Synode von 1451. Dans : Blumenthal, U-R et al. (éds.) Proceedings of the Twelfth International Congress of Medieval Canon Law. Washington D.C., 1–7 August 2004 (Monumenta Iuris Canonici, Ser. C: Subsidia 13). Cité du Vatican : Biblioteca Apostolica Vaticana. pp. 935–964.
Nothegger, F 1972 Das religiöse und kulturelle Wirken der Franziskaner in Deutsch-Tirol vom 13. bis zum 17. Jahrhundert. Franziskanische Studien 54 : 111–168.
Nothegger, F 1979 Zum Personalstand der Franziskaner in Brixen von 1455 bis 1580. Der Schlern 53 : 422–425.
Oliger, L 1930 Die Apologie des Minoriten Heinrich Collis. Ein Beitrag zum Straßburger Mendikantenstreit. Archiv für elsässische Kirchengeschichte 5 : 161–191.
Pamato, L 1996 Presenze francescane nelle diocesi di Trento e di Bressanone tra XII et XV secolo. Dans : Dal Pino, F et Gobbi, D Istituzioni monastiche medievali nelle diocesi di Trento e di Bressanone. Mittelalterliche Stifte und Klöster in den Diözesen Trient und Brixen, Atti del Convegno di studi, Trento, 19 aprile 1996. Trente : Civis. pp. 87–106.
Rapp, F 1974 Réformes et Réformation à Strasbourg. Église et société dans le diocèse de Strasbourg 1450–1525 (Collection de l’Institut des Hautes Études Alsaciennes 23). Paris : Ophrys.
Sawicki, J 1967–1976 Bibliographia synodorum particularium (Monumenta iuris canonici C 2). Cité du Vatican : S. Congregatio de Seminariis et Studiorum Univ., 1967 ; suppléments dans Traditio 24 (1968) : 508–511 ; 25 (1970) : 470–478. Bulletin of Medieval Canon Law N. S. 2 (1972) : 91–100 ; 4 (1974) : 87–92 ; 6 (1976) : 95–100.
Sieben, H J 1988 Concilium perfectum : Zur Idee der sogenannten Partikularsynode in der Alten Kirche. Theologie und Philosophie 63 : 203–229.
Sieben, H J 1990 Die Partikularsynode. Studien zur Geschichte der Konzilsidee (Frankfurter theologische Studien 37). Francfort-sur-le-Main : Knecht.
Steckel, S 2015 “Gravis et clamosa querela”. Synodale Konfliktführung und Öffentlichkeit im französischen Bettelordensstreit 1254–1290. Dans: Dartmann, C, Pietsch, A et Steckel, S (éds.) Ecclesia disputans : die Konfliktpraxis vormoderner Synoden zwischen Religion und Politik (Historische Zeitschrift. Beiheft NF 67). Berlin et al. : De Gruyter. pp. 159–202.
Trenkwalder, A 2000 Der Seelsorgeklerus der Diözese Brixen im Spätmittelalter. Brixen : Weger.
Trexler, R C 1987 Death and testament in the episcopal constitutions of Florence (1327). Dans : Molho, A et Tedeschi, J A (éds.) Renaissance. Studies in honor of Hans Baron (Biblioteca storica Sansoni NS 49). Florence 1971. pp. 29–74 ; réimpr. dans Id., Church and community : 1200–1600. Studies in the history of Florence and New Spain (Storia e letteratura. Raccolta di studi e testi 168). Rome : Storia e Letteratura. pp. 245–288.
Unger, S 2006 Der Niederklerus im Spiegel der erzbischöflichen Statutengesetzgebung von Köln und Mainz. Dans: Kruppa, N et Zygner, L (éds.), Partikularsynoden im späten Mittelalter (Veröffentlichungen des Max-Planck-Instituts für Geschichte 219 ; Studien zur Germania Sacra 29). Gœttingue : Vandenhoeck & Ruprecht. pp. 99–120.
Wiegand, P 1998 Diözesansynoden und bischöfliche Statutengesetzgebung im Bistum Kammin. Zur Entwicklung des partikularen Kirchenrechts im spätmittelalterlichen Deutschland (Veröffentlichungen der Historischen Kommission für Pommern 32). Cologne : Böhlau.
Woelki, T 2012 Kirchenrecht als Mittel der Reform. Nikolaus von Kues und die Seelsorgeprivilegien der Mendikantenorden. Dans : Frank, T et Winkler, N (éds) Reformatio et unitas – Nikolaus von Kues als Reformer. Theorie und Praxis der reformatio im 15. Jahrhundert (Berliner Mittelalter- und Frühneuzeitforschung 13). Gœttingue : V & R Unipress. pp. 117–135.
Woelki, T 2023 Exemte Orden auf Diözesansynoden des Spätmittelalters. Zur Praxisrelevanz von juristischen Debatten. Annales Historiae conciliorum 51 (2021) : 271–292 [paru en 2023].